Aurores boréales ce soir en France
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Le verdict de ce soir
Kp 1.1 attendu : aucune ville française n’atteint son seuil de visibilité cette nuit.
Le seuil le plus bas du pays est celui de Paris, à Kp 7, soit 5.9 points au-dessus de la prévision. Une aurore reste possible en cas de sursaut non prévu : c’est précisément ce que surveille l’alerte de l’application.
Les villes les mieux placées ce soir
Classement par écart entre la prévision et le seuil propre à chaque ville.
Ne ratez plus une aurore
L'app vous notifie dès que l'indice Kp dépasse le seuil de visibilité à votre adresse. Prévision affinée, alertes gratuites, sans ouvrir l'application.
Villes couvertes
Quel indice Kp faut-il, et pourquoi il diffère selon votre ville
L’indice Kp mesure l’agitation du champ magnétique terrestre sur une échelle de 0 à 9. Plus il monte, plus l’ovale auroral, l’anneau lumineux centré sur le pôle magnétique, s’étale vers le sud. La question n’est donc pas « le Kp est-il élevé » mais « est-il assez élevé ici ».
Ce qui décide, ce n’est pas la latitude que vous lisez sur une carte mais la latitude géomagnétique, calculée par rapport à l’axe du champ magnétique, incliné d’une dizaine de degrés par rapport à l’axe de rotation. C’est pour cette raison qu’à latitude égale, l’Europe de l’Ouest voit nettement moins d’aurores que le Canada. En France, l’écart va de 44.5° pour Marseille à 50.4° pour Paris, ce qui se traduit par un seuil de Kp 7 au nord et Kp 9 en Méditerranée.
Concrètement, sur les douze derniers mois, le seuil de Kp 7 qui ouvre le nord du pays a été franchi 9 fois. Celui de Kp 9, nécessaire sur la côte méditerranéenne, ne l’a pas été une seule fois ; depuis 1994, nos archives n’en comptent que 4 nuits, la dernière le 11 mai 2024. Une aurore dans le sud de la France n’est pas rare par hasard : elle l’est par construction.
Pourquoi une aurore annoncée n’est pas une aurore vue
La chaîne d’annonce commence avec une éjection de masse coronale détectée sur le Soleil, puis une estimation de son heure d’arrivée, un à trois jours plus tard. Cette estimation porte une incertitude de plusieurs heures, et surtout elle ne dit rien de l’orientation du champ magnétique du nuage à son arrivée. Si sa composante Bz est orientée vers le nord, la magnétosphère reste fermée, les particules n’entrent pas, et l’aurore annoncée n’a tout simplement pas lieu.
C’est la raison pour laquelle une prévision à trois jours reste une probabilité, et pourquoi le seul signal réellement fiable arrive une trentaine de minutes avant, quand le vent solaire atteint les satellites postés en amont. Une alerte automatique a donc plus de valeur qu’un calendrier : c’est ce que fait l’application, en comparant en continu les mesures au seuil de votre adresse.
La nuit noire, contrainte qu’on oublie
Une aurore ne se voit que dans une nuit vraiment noire, c’est-à-dire quand le Soleil passe à plus de 18° sous l’horizon. Au nord de la Loire, cette condition n’est pas remplie pendant une partie de l’été : à Dunkerque, la nuit astronomique disparaît complètement du 26 mai au 19 juillet. Pendant ces semaines, aucune aurore n’est observable, quelle que soit l’intensité de la tempête. Chaque page ville indique le nombre de nuits réellement exploitables dans l’année, de 310 dans le Nord à 365 en Corse.
À cela s’ajoutent deux conditions bien connues : un horizon nord dégagé, puisque l’aurore apparaît basse sur cet horizon depuis la France, et une pollution lumineuse aussi faible que possible. Trente à soixante kilomètres en dehors d’une agglomération suffisent généralement à faire passer une aurore d’invisible à évidente.
Questions fréquentes
Peut-on voir une aurore boréale ce soir en France ?
Pourquoi une aurore annoncée n’est-elle pas toujours visible ?
À quelle heure regarder ?
Faut-il s’éloigner des villes ?
Quelle différence entre l’indice Kp et la latitude géomagnétique ?
Pour aller plus loin
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